Paris sur Scène...

01 mai 2008

Paris enchante Brel

Un petit tour de Seine, en guise de répétition, Paris enchante Brel ... Jolie ballade d'un champs de mars qui nous ouvre les portes du Louvre.

Et Paris bat la mesure ...

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21 janvier 2008

L'Enceinte Delanoé

Plan_Paris_2Imaginez ...
le périph' comme une rampe de 40km d'accès aux inombrables parkings où vous cherchez une place à la bonne porte.

D'incroyables tours à l'architecture moderne semblent hisser la corde périphérique de la capitale au dessus de la ville. Par endroit, le périph' se dresse sur deux étages. L'accès aux étages supérieurs des parkings y est direct. La porte Bagnolet se donne des airs de Chicago.

Les places dispos sont indiquées sur les GPS et sur les afficheurs du périph'.

"Porte Clignancourt ... complet"
"Porte Bagnolet ... libre étage sup"

Ca y est ... Vous posez la voiture. Le parking est inclus dans votre carte orange RATP et surveillé.

Des bus, des métros à pas d'heure ... le vélib', la patinette, vos rollers ou votre propre vélo pour les plus sportifs ... toute sorte de taxis, à deux ou quatre  roues, motorisés ou non (les pousse-pousses poussent comme des champignons), pour les plus fainéants ... vous attendent pour entrer dans la capitale. Des locations de véhicules non polluant également ... Paris est à vous ! .. A pied, c'est même le plus agréable, tellement il fait bon respirer sur les trottoirs larges et fleuris ... Un raccourci, pas une voiture ne vous suit ... Le pied !

Des voies réaménagées spécialement pour ... Pas une voiture sur la grande route... que des rouleurs, à vélos, à patins. La voie de bus est réservée aux bus et tout véhicule "m'autorisé" (taxi, transport livraison, déménagement, déplacement exceptionnel résident) en possession d'un titre valide délivré par la mairie.

Plus de traversée de Paris en voiture pour rejoindre la banlieue ou quitter la ville. Plus de déplacement motorisé jusque dans la capitale à usage de simple déplacement. Aux heures de pointe, seuls les transports en commmun, taxis et livraisons professionnelles peuvent circuler et bien sûr les exceptions, les privilégiés et autre hors la loi contre lesquels on ne peut rien tant que tout système peut se corrompre.

C'est pas compliqué : à la porte de Paris, je suis arrivé ... Toc, toc, toc ! ... ENTREZ !

Laissez vos groles et autre écrase-merde motorisées à la porte. Chaussez ces patins, vous serez plus à l'aise dans la maison!

L'autre jour, je viens de Versailles. Dix minutes jusqu'à la porte d'Auteuil, par la A13. Y a plus de bouchon, la A86 est le nouveau périph' pour ceux qui contournent Paris. Sinon, tout le monde qui arrive sur le périph se jette sur les places de parking. Le périph' ne sature pas, les parkings se remplissent comme le Stade de France se vide, en un rien de temps, par un système optimisé.
J'ai mon vélo accroché à ma voiture ... je me déplace comme je veux dans la ville sans encombre ... et avec un plaisir ... quel plaisir !!!
15 minutes pour retrouver la place Cambronne où je m'en jette un p'tit en attendant un pote chez Manuel "A la porte" !

Paris respire, Paris libéré ... Merci Monsieur Delanoé !

OSEZ !! ... moi, je l'ai rêvé ! ... A vous d'y travailler ... Il ne peut y avoir de Paris impossible pour le futur maire de la capitale ... et celui-là n'est pas si fou ! ... prenez moi au mot !

Entrez dans l'histoire ... elle ne se fait pas toute seule !

Il y eut l'enceinte de Philippe Auguste (1190-1220), délimitée par le Louvre à l’ouest, Bastille à l’est, les rues de Rambuteau et des Francs Bourgeois au nord et le Panthéon au sud, puis celle de Charles V (1358-1383) poussant les limites au nord jusqu’aux portes, encore conservées ce jour, de St Denis et de Saint Martin, avant son prolongement à l’ouest jusqu’à la place Vendôme par Charles IX et Louis XIII (1566-1635).

Il y eut le mur des fermiers généraux (1784-1787) sous Louis XVI, enceinte d’octroi plus qu’une forteresse qui suivait les grands boulevards au niveau de la place de l’Etoile à l’ouest, celle de Clichy au nord, celle de la Nation à l’est et celle d’Italie au sud.

Il y eut enfin … soufflez un peu, on arrive au bout … l'enceinte militaire de Thiers (1841-1844) qui épousait la courbe de la périphérie actuelle de Paris pour parer aux tensions qui s'installèrent entre les français, les anglais et les allemands.

Aujourd’hui, il est temps Monsieur le maire de marquer votre empreinte dans ce 21è siècle ... par l'Enceinte Délanoé !

Il s'agit d’ériger un mur contre le seul assaillant qui perdure depuis trop longtemps et contre lequel nous n’osons nous élever, cet assaillant armé jusqu’aux dents d’engins boucliers roulants à émission de gaz à effet de serre qui brament leur désir de souiller nos rues trop étroites pour eux …Pénétrer dans la capitale devient un passage en force où le plaisir de circuler n’a plus sa place depuis longtemps.

Quel intérêt pour ces automobilistes de passer des heures dans des embouteillages pour quelques kilomètres ?
On n’a pas le choix, diront certains. C’est la faute des couloirs de bus diront les autres.
Quel plaisir peut on avoir aujourd’hui à se balader sur les quais de Seine, si on respire à peine l’air que l’on re-tousse ou qui nous pique les yeux ?
Et ces monuments noircis au mazout qu’il faut nettoyer pour préserver le prestige d’une ville qui fait l’histoire, combien ça nous coûte ?

Il n’y a pas deux poids, deux mesures à avoir
mais une mesure qui doit faire le poids !

La pollution automobile doit s’arrêter aux portes de Paris !

Monsieur Delanoé, si je mise sur vous c’est que j’ai plus d’espoir en votre audace qu’aux plans affreux que préconise votre principale rivale.

L'idée est simple ... trop simple me direz vous ... mais une idée quand même!

·       Une ligne de démarcation suivant les boulevards maréchaux qui limite l’entrée des véhicules motorisés, sans péage.

·       une cinquantaine de tour-parking entre 1000 et 5000 places (à estimer) au design exposé à un concours d'architecture en accès direct par le boulevard périphérique réaménagé en correspondance avec métro, tramway et vélib' ... locations véhicules non polluant possible.

·       une autorisation d'entrée permanente aux véhicules utilitaires (bus, taxi, secours) ainsi qu’aux véhicules non polluants.

·       une autorisation d'entrée temporaire (une journée, tranches horaires, périodes déterminées) délivrée par mairie aux particuliers et professionnels sur justificatifs basés sur des critères à définir (livraison, résident, déplacement exceptionnel, déménagement etc ...)

·       un contrôle des autorisations par lecture automatique des plaques d'immatriculations (système télépéage, amende forfaitaire dissuasive)

·       Mise en place dès 2010 ... avec un nombre d'autorisations décroissant en fonction de l'avancement des travaux et de la capacité des parkings. En 2015, Paris ressemble déjà au rêve ...

·       Aménagement des voiries pour réserver des rues aux piétons et agrandir parvis et trottoirs. En 2015, le centre de PAris est entièrement piétons.

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Petit à petit Paris refait son nid ...

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13 janvier 2008

A la porte !

2008 fait son entrée aux portes des bars et restaurants de France et de Navarre avec la première résolution du gouvernement. Il est désormais interdit de fumer au-delà de cette porte !

Comme les autres, Paris n’échappe pas à la loi avec ses milliers d’établissements où la convivialité commence très souvent avec une clope au bec et un petit blanc au comptoir.

Finie la clope qui vous donne prestance et contenance dans le monde que vous refaites avec vos amis, à 1 heure du matin, dans un troquet rue de Charonne.

Finie la clope entre le plat et le dessert pour patienter et recharger les accus de nicotine.

DEHORS !!!

Et voilà le paysage des rues parisiennes complètement métamorphosé. Les trottoirs sont à nouveau envahis devant les dits cafés, brasseries et restos par un amas de fumeurs invétérés. Et on y voit surtout des femmes. L’émancipation féminine est dans la rue.

Imaginez le quiproquo, rue St Denis. Toutes ces femmes sur le trottoir. Est-ce une cliente qui attend qu’elle ait fini de tirer sur sa clope avant d’entrer dans ce restaurant ou bien fume-t-elle une clope en attendant qu’un client vienne la tirer dans cet hôtel-restaurant ?

« Pardon, madame, c’est combien ? »

« Vous n’avez qu’à lire le menu sur la porte ! »

« ? … »

C’est une aubaine pour ces lieux où le plus souvent le brouillard ambiant troquait le Soupline à la lavande de nos fringues contre une odeur nauséabonde de tabac refroidi. Personne ne peut dire le contraire, pas même les fumeurs … enfin, ceux de bonne foi.

Mais pour autant il ne s’agit pas de leur fermer la porte, une fois dehors.

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GinjinhaC’est pourquoi l’idée de Manuel Da Costa de Nazaré, débarquant tout droit de Lisbonne est des plus intéressantes.

Place Cambronne, il a racheté le local du fleuriste pour y monter un troquet entièrement ouvert sur la place, sur le même principe que le célèbre « A Ginjinha » de la capitale portugaise, dans le Rossio, Largo do S. Domingos (photo ci-contre). Un comptoir derrière lequel sont alignées les bouteilles de la liqueur locale à base de cerise, des verres en plastiques de 4 cl, deux énormes poubelles sur la mini place, et voilà le lieu mythique lisboète qui voit défiler à sa porte toute la ville, les touristes comme les locaux. Des gens de passage, forcément !... sortant du boulot, attendant leur bus dans dix minutes, dans la rue voisine. Chacun boit son verre en deux gorgées, pour moins de un euro, tapant la discute avec le voisin que l’on finit par connaître, à force de passer devant et de s’y arrêter.

A Lisbonne, ces troquets pullulent. On les appelle des tascas ("Gargotes" d’après le dico). Très petits, bons marchés et populaires, souvent ils n’ont qu’un comptoir et pas de salle.

Manuel, derrière son comptoir, veut faire simple également. On est en France. Quelques bouteilles de vins bon marché, une tireuse à bière pour la moitié d’un demi, de la limonade, tout à deux euros. Bien placé, à la sortie du métro, entouré d’autres bars et restos, Manuel a vu juste. Les gens passent devant et s’arrêtent pour les mêmes raisons que les lisboètes, le temps que le bus ou un pote arrive. Mais depuis janvier, ils ont une raison de plus ... le temps d’une clope évidemment. Tous ces gens, mis à la porte au nom de la loi, dans les restos voisins pour assouvir leur vice quotidien, retrouvent chez Manuel la convivialité perdue, le temps d’un p’tit rouge ou un verre de bière tout en commentant l’actualité du moment avec un autre passant. Le tout, c’est de ne pas oublier de revenir là où on est attendu.

« Excusez-moi … Bonne soirée à vous ! »

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Manuel a appelé son affaire « A la porte » ... la porte du succès, sans doute, avec ce nouveau genre de "starter" qui prend le pas sur les bistrots à vins et autres bars où l'apéro était de mise avant de s'aventurer dans la nuit parisienne ... La cigarette est dans la rue manifestement et elle ne compte pas partir en fumée comme le voudrait l'état mais bien l'enfumer en consommant dehors et pour moins cher ... Grâce à Manuel et ceux qui prendront le pas .. le pas de sa porte !

Les fumeurs dans la rue se bousculent sur les trottoirs ... Curieux embouteillages qui ne sont pas sans rappeler les rues de Paris aux heures de pointes des autos qui fument ... Il est cinq heures, Paris s'éveille dans un épais brouillard ... Il ne reste plus qu'à pousser les automobilistes dehors et aux piétons fumeurs de prendre la place, dans de larges trottoirs et parvis sur lesquels les "Tascas parisiens" s'ouvriront chaque jour.

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Monsieur Delanoé, Paris piétons ... c'est pour quand ? ... ne bougez pas, j'ai les plans .. je l'ai rêvé !

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16 décembre 2007

Bientôt...

Sur ce blog, Paris monte sur les planches ... pour une tournée improvisée de ses plus folles inspirations !

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